Présentation de la théorie comptable

Histoire de la comptabilité

La comptabilité moderne trouve ses origines dans la Renaissance italienne à Gênes. Auparavant, les écritures comptables étaient enregistrées sur la base des flux de trésorerie, recettes-dépenses, le solde indiquant les avoirs en caisse. Depuis cette période du XIV-XVe siècle, qui a vu un fort développement du commerce, le système de la « partie double » a été conceptualisé, chaque mouvement de trésorerie trouvant une contrepartie comptable : les paiements avec des comptes fournisseurs, les recettes avec des comptes clients, etc.

Puis, cette partie double a également été appliquée aux transactions, avant même les mouvements de cash : factures de ventes à comptes clients ; factures d’achats à compte fournisseurs ; etc.

Aujourd’hui est appliquée une comptabilité des engagements réels : une réception de marchandises génère, au débit, une écriture dans le compte de charges d’exploitation « achats » et au crédit une écriture dans le compte fournisseurs ou « fournisseurs factures non parvenues » (dettes envers un tiers) ; une livraison de marchandises génère au crédit une écriture dans le compte de produits d’exploitation « ventes » et au débit dans le compte client ou « clients factures à établir » (créance sur un tiers). 

Le bilan

Les bases comptables de la Renaissance sont toujours appliquées aujourd’hui. Chaque mouvement comptable, débit ou crédit, a une contrepartie de sens opposé : en comptabilité, le débit est ainsi égal au crédit, et vice-versa.

Ainsi, au bilan, l’actif est égal au passif, et au compte de  résultat, les charges égales aux produits ; la balance des sommes au débit et au crédit étant le solde du compte de résultat.

Par convention, les actifs de l’entreprise sont  comptabilisés au débit des comptes correspondants (valeurs immobilisées,  stocks, créances d’exploitation); les passifs au crédit des  comptes correspondants (dettes financières, dettes d’exploitation). Le solde des actifs et passifs correspond aux capitaux propres (capital social,  réserves, résultats reportés à nouveau, résultat de l’année écoulée).

Les comptes d’actif représentent les emplois tandis que les compte  de passif (dettes et capitaux propres), les ressources.

Les écritures comptables font l’objet d’un enregistrement journalier dans des journaux auxiliaires (achats, ventes, trésorerie et opérations diverses) qui sont ensuite centralisées dans un journal général. Chaque écriture comptable d’un journal a sa contrepartie dans un compte du grand livre (l’ensemble des comptes individuels), qui conserve l’historique des écritures. Le total des soldes des comptes du grand-livre constitue la balance générale dont cumul des soldes débiteurs est égal au cumul des soldes créditeurs.

Questionnaire

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1 Chaque écriture comptable d’un journal auxiliaire trouve sa contrepartie
2 L’actif du bilan d’une société représente ?